La saison des asperges

Ma grossesse se passe bien. Très bien même. 18SA aujourd’hui et aucun problème à signaler : un bébé au top qui bouge beaucoup – une maman au top qui bouge beaucoup aussi (…..).

Comme pour la loutre, je n’appréhende pas cette grossesse. Je me dis que tout va bien se passer. J’ai presque hâte de revivre un accouchement.

Malgré tout, il y a une chose qui me tarabuste, un truc qui me turlupine : je ne peux pas manger d’asperges (!).

Certaines d’entre vous se souviendront peut-être de mes seuls déboires de ma première grossesse : les fameux calculs rénaux qui m’ont valu une colique néphrétique mémorable et 4 jours d’hospitalisation à 5 mois de grossesse. Suite à mon accouchement, j’ai encore été suivie plusieurs mois pour s’assurer que mes reins n’avaient pas souffert et que tout rentrait dans l’ordre. Après analyse de mes calculs, on a même pu m’annoncer que ces derniers étaient directement liés à mon état, et que, s’il y avait peu de chance que je “produise” de nouveaux calculs en temps normal, il y avait un risque que je revive la même chose lors d’une future grossesse.

S’en suit alors un RDV avec un néphrologue et une nutritionniste. Analyse du régime alimentaire, explication des comportements à éviter, en particulier pendant la grossesse et “au revoir Madame, et bonne chance !”.

Seulement voilà, aujourd’hui je suis enceinte, et à part les quelques recommendations qui m’ont été données, je ne peux que croiser les doigts pour que ces mêmes problèmes ne réapparaissent pas. D’autant que cette fois-ci, à 5 mois piles de grossesse….. je me marie !

Adieu donc asperges tant aimées… Puisqu’elles font partie des aliments à éviter. Or c’est la saison des asperges en Alsace… et en Allemagne aussi… j’ai donc du soigneusement éviter le menu de saison la semaine dernière dans un restaurant allemand. Mais même en commandant un plat de la carte, je n’ai pas pu y échapper. Et en plus j’en ai une grande envie depuis que je suis enceinte : mais pourquoi le corps fait-il toujours l’inverse ce qu’il devrait ???

Adieu aussi rhubarbe, épinards… et cacahuètes, mais de ce côté là, pas de souci, y’a plein d’autres trucs sympas à grignoter à l’apéro !

PS: je plaisante évidemment – je peux largement me forcer à ne pas manger d’asperges pendant 9 mois ! J’espère surtout arriver à passer entre les gouttes cette fois-ci, ce serait franchement coooooooool. En attendant, je mange Thaï !

 

 

Ne pas connaitre le sexe #2

Cette semaine, avant de partir en déplacement en Italie, je me suis rendue à mon contrôle du 4ième mois. Avec la loutre - faute d’avoir quelqu’un pour la garder.

Chez mon gynéco, une visite mensuelle veut forcément dire échographie. Il a une belle machine toute neuve, et comme ça il peut tout vérifier d’un coup : le bébé, le coeur, le placenta, le col, etc sans venir me chatouiller aux endroits sensibles. Bref, le pied.

Cette semaine a donc eu lieu l’écho du 4ième mois. Celle-là même où, pour la loutre, nous avions su que nous attendions une fille. Sauf que cette fois-ci, le gynéco a bien soigneusement éviter l’entrejambe de mon bébé… à ma demande évidemment. Je n’ai pas changé d’avis, je souhaite vivre cette grossesse sans connaitre le sexe. J’ai donc passé 10 minutes à admirer mon bébé sans regarder une seule fois entre ses jambes.

Et vous savez quoi : figurez-vous qu’il y a plein d’autres belles choses à voir ! De belles mains avec 5 doigts chacune, de beaux bras, de beaux pieds, de belles jambes, un coeur qui bat la chamade, une oreille et des lèvres qui se dessinent.

Le spectacle est total et la loutre fut subjuguée, tout autant que sa maman.

PS: vous l’aurez compris, tout va très bien, bébé est très grand, le papa le sent bouger depuis 1 semaine, mon ventre pousse, je peux continuer à vivre normalement. Bref, la vie est belle !

C’est peut-être un détail pour vous…

 

… mais moi, quand je regarde ce calendrier du mois de mai à venir, j’ai du baume au coeur.

Pourquoi ?

Vous n’y verrez peut-être que les cases orangées, qui correspondent à mes déplacements pros…. Mais moi je n’y vois que les week-ends, qui, pour la première fois depuis une éternité, sont TOUS entièrement libres !!!

Sauf qu’il me semble avoir compris que l’enterrement de vie de jeune fille devrait avoir lieu pendant le doux mois de mai… mais ça, c’est une autre histoire ;)

En attendant, nous allons pouvoir savourer ces week-ends tranquilles, rester chez nous, nous reposer, organiser le mariage et continuer nos travaux. Et ça, ça n’a pas de prix.

 

 

Mon nombril #1

Quasi pile 2 mois avant le mariage (c’était hier), j’entame mon 4ième mois de grossesse. Ce qui veut dire que le jour du mariage, j’entamerai mon 6ième mois de grossesse (y’en a qui suivent, c’est bien).

Mon moral a tendance à ressembler à la météo du moment (assez changeante, mais plutôt maussade). Alors je fais tout pour me soigner. Une semaine de vacances pour enfin prendre le temps d’organiser correctement notre mariage et pour tenter d’oublier le boulot. Un bureau enfin propre et rangé dimanche, pour reprendre sereinement le boulot hier. J’ai quand même jeté 5 sacs poubelles, essentiellement de papiers (ce sera trié, ne vous inquiétez pas), et au passage, j’ai sûrement du y jeter mon ordonnance pour analyse d’urines, parce qu’impossible de mettre la main dessus ce matin au moment d’apporter le flacon au labo…

Bref, c’est un peu mieux rangé dans ma tête, du coup c’est mieux rangé dans ma vie. Je tente de retrouver de la patience, qui m’a tellement manquée ces derniers mois. D’abord avec ma fille, avec qui j’ai tendance à être assez exigeante, surtout en cette période de terrible two. Ensuite avec mon homme, pour qui, malheureusement, le mal est en parti fait, et qui ne me voit plus totalement de la même façon qu’avant.

Alors je fais un travail sur moi : pourquoi ça ne va pas ? Pourquoi je me plains ? Pourquoi je suis tellement comme ça ?

Ma propre éducation qui me rend si exigeante avec moi-même et avec les autres – sans doute. La fatigue de cette deuxième grossesse, plus physique car c’est une deuxième et car la loutre est là et m’en demande beaucoup – c’est sûr. Le stress de devoir tout gérer en même temps – aucun doute.

Mais il n’y a pas que ça. Parmi tout ce fouilli de sentiments confus et d’émotions mal maitrisées, il y a aussi l’appréhension. Celle de ce petit être qui grandit en moi, qui me donne déjà des coups de ses pieds si courts et si légers, et qui va nous rejoindre dans 6 mois. Ce petit être que je n’ai pas encore pris le temps d’aimer – si accaparée que je suis par tout le reste. Pourtant il fait parti de l’essentiel. Ce petit être qui va débarquer dans nos vies tel un second ras de marée.

Peu de gens le savent, mais j’ai très mal vécu les semaines qui ont suivi la naissance de la loutre. La chute d’hormones ? Des suites d’accouchement difficiles ? La difficulté d’un nourrisson qui confond le jour et la nuit ? Ou simplement le fait de ne pas avoir vraiment su ce qui nous attendait, de ne pas avoir su s’y préparer. Heureusement, mon homme avait géré comme un chef. Moi il m’a fallu un bon mois et une loutre qui faisait ses nuits pour commencer à revivre. A 2,5 mois, j’étais heureuse de reprendre le travail.

Mère indigne ? Non, je ne crois pas. Je crois surtout que j’ai été très mal et que cette période de ma vie ne m’a pas du tout correspondue. Que si mon homme n’avait pas été là, je ne sais pas ce qui ce serait passé, dans quel état j’aurais fini.

Alors voilà, maintenant je sais. Je sais ce que ça représente de donner la vie et de vivre les premiers mois d’un nourrisson. Et me connaissant, forcément, j’appréhende. D’autant que mon chéri sera moins disponible, que la loutre sera en demande. Certes, tout se passera peut-être différemment avec ce petit être qui grandit en moi, mais en réalité on en sait rien. Et avec le recul, je me dis que la loutre était tellement “cool”, que je ne vois pas comment le second peut l’être encore plus.

Non vraiment, c’est à moi de me préparer, de m’adapter, de faire face. A moi d’apprendre à lâcher prise, à me dire à l’avance que ça ne sert à rien de vouloir tout maitriser. A moi de changer en somme. Et j’ai encore 6 mois pour ça.

 

 

Toujours et encore….

…. en pleins préparatifs mariage !

J’étais en vacances cette semaine – enfin, si on peut appeler ça des vacances – et du coup j’ai pu bien avancer.

Le “voyage de noces” est définitivement réservé : une mid-week dans notre nouveau Center Parc Lorrain avec la loutre la semaine suivant le mariage.

Les dragées et leur contenant sont achetés et déjà remplis. La toile et les tampons qui serviront à créer l’arbre à empreintes également.

Le collier est choisi, les perles achetées et c’est ma belle-soeur qui le confectionnera (oui, oui, c’est un mariage très familial !). Les chaussures de la mariée sont arrivées à bon port et adoptées !

Le marié a récupéré sont costume.

Le dossier administratif est récupéré. Là, tout reste à faire, à commencer par le RDV chez le notaire…. 

Les chants pour la cérémonie religieuse sont choisis.

Les témoins ont été briefés sur le déroulement de la journée et sur leur rôle.

Le menu est choisi et en négociation avec le traiteur.

Nos magnifiques alliances (oui, je sais, je ne suis pas objective !) nous ont été remises hier.

Les RDV avec le coiffeur sont calés : un véritable agenda pour les essayages, la couleur, etc !

Nous avons rencontré notre photographe officielle : une nana vraiment super, avec qui nous avons tout de suite accroché. Pour faire plus ample connaissance et être à l’aise le jour J, nous avions décidé de faire une séance engagement, qui a eu lieu cette semaine. Les premières photos sont sublimes ! Nous sommes ravis du résultat. Pour celles qui souhaiteraient avoir le lien et ne sont pas amies avec moi sur Facedebouc, n’hésitez pas à me laisser un message avec votre adresse e-mail.

Reste à:

- acheter la déco, nappe, serviettes, table des enfants etc….

- finir les éléments de déco perso (photophores), réaliser les panneaux photos de notre histoire…

- acheter la chemise, la cravate et les chaussures de mon homme

- acheter mes sous-vêtements. Et là, j’aurais besoin de VOS conseils. Je recherche un bustier court (ou demi-bustier) de ce type : http://www.beautesecrete.com/index.php/fr/aubade-retrosculpt-r036nacre.html. Couleur ivoire et bretelles amovibles. Auriez-vous des liens vers des sites ou des modèles intéressants ???? J’avoue que je ne trouve pas grand chose…

- voir le prêtre, le notaire, la mairie

- imprimer les livrets de messe, les menus, les marques-place, etc…

- rédiger le discours de bienvenue :)

et plein de petits détails !

 

 

La vie, parfois…. c’est bizarre hein ?

 

Ouais, je sais, mon titre est nul.

Mais en même temps, je sais plus vraiment où j’en suis en ce moment…. Y’a des semaines comme ça où tout bascule, tout change, tout se transforme. Sauf mon humeur, toujours aussi détestable. Ah oui, je ne vous avais pas dit que j’étais la pire des chieuses depuis que je me sais enceinte ?? Je prends la grossesse en excuse, mais en réalité je n’ai aucune patience, un rien m’énerve, à commencer par mon homme en général, et je me donne le droit de gueuler sur tout. Une VRAIE chieuse. Et si ça dure encore 6 mois, pas sûre que mon couple résiste à son mariage tout neuf. Nan mais sans déc, je vais bien me calmer, hein ? Je vais bien finir par redescendre…

Enfin bref, c’était pas vraiment de ça dont je voulais vous parler (même si ça me pèse au fond, parce que pour moi, grossesse = sérénité, mais que je ne le vis pas du tout comme ça pour le moment). Le truc vraiment dingue, et même carrément trop bizarre, c’est que mon article de la semaine dernière sur mon nombril n’est absolument plus d’actualité.

En fait, le soir-même et le lendemain, j’ai eu bien mal au ventre. A partir du vendredi, mon jean est devenu de plus en plus serré. A la fin du week-end, j’étais persuadée que c’était l’enchainement de tous ses repas familiaux qui avait transformé mon ventre en bidon et que ça allait disparaitre.

Sauf que là, y’a plus à tergiverser. Mon ventre est sorti. Point barre.

Voilà 3 jours que je suis en déplacement à l’étranger, et avant de partir, j’ai du sortir en urgence mon pantalon de grossesse. Et me voilà bien plus à l’aise. Mon ventre n’est pas redevenu plat : il ne cesse de grossir. Mon utérus est complètement remonté, il n’écrase plus ma vessie. Je ne me lève plus la nuit, je ne vais pisser que 3 fois par jour : j’ai même fini par me demander si c’était normal de si peu pisser en une journée ??!? Dès que je me vois dans une glace, je ne vois que mon ventre. Si je baisse la tête, je ne vois que mon ventre. Et pourtant, j’ai pris le risque de ne pas encore annoncer ma grossesse au boulot et d’attendre le mois prochain pour le faire. Il y a bien eu des coups d’oeil… ou alors c’est mon imagination….

Et cherry on the cake : les bulles sont là. Enfin, ce qu’on décrit généralement comme des bulles, mais qui sont en réalité de légères petites carresses de l’intérieur. Depuis hier… Y’a pas de mots…

 

Ne pas connaitre le sexe #1

 

J’ai toujours eu cette envie de ne pas connaitre le sexe du bébé à l’avance. Mon homme n’a jamais trop adhéré à cette idée.

Pour la première grossesse, on avait négocié : si ce sont des jumeaux, on demandera le sexe, mais s’il n’y en a qu’un, on gardera la surprise. Sauf qu’à la première écho, il y avait des jumeaux… Et même s’il ne restait plus qu’un embryon par la suite, on a quand même demandé le sexe avec une certaine excitation, à l’écho du 4ième mois. Dès 2 mois, j’avais l’intime conviction de porter une fille. Le jour où nous avons passé l’écho qui nous permettait de voir ce qui se trouvait entre ses jambes, je n’ai pas imaginé une seule seconde qu’on m’annonce un garçon. Et je ne me suis pas trompée. Ca a alors été comme une révélation, quelque chose de logique qui se mettait en place : je porte une fille et c’est normal. Le reste de la grossesse s’est passé à se projeter dans cette nouvelle vie à 3 : 2 femmes, 1 homme. A trouver un prénom aussi. Et chaque écho nous confirmait ce que nous savions déjà. Aucune surprise à la naissance : nous n’avons même pas vérifié son entrejambe. L’écho avait parlé, l’écho avait tout dit. Aucun doute possible.

Cette fois-ci, les choses sont différentes. J’ai connu la grossesse où l’on sait tout. J’aimerais connaitre la grossesse surprise. Mon homme n’a pas été facile à convaincre. Ou plutôt, il s’est rangé à mon avis en grognant…. Et puis “comme on ne saura pas le sexe, je ne viendrai pas à toutes les échos, mais que aux 3 obligatoires”. Soit. De toute façon, avec sa nouvelle fonction et avec la loutre à garder, il n’aurait jamais pu venir à tous mes RDV.

A l’écho des 12SA, j’ai déjà prévenu mon gynéco : on ne souhaite pas connaitre le sexe. Il a été ravi – on sait déjà tellement de choses, autant laisser un peu de suspense ! J’ai été rassurée par sa réaction. Je me dis que certains gynécos doivent trouver ça stupide, sans compter que ça doit un peu compliquer leur travail (faudrait pas faire un gros plan sur l’écran juste au moment où on voit le sexe….). Je me dis aussi que ça va tout de même être compliqué : avec ce gynéco, j’ai une écho tous les mois, une longue écho où on regarde bébé sous tous les angles…. Va falloir ruser pour ne rien voir….

On s’apprête donc à vivre une grossesse surprise – une grossesse totalement différente de la première. On se projettera différemment, on imaginera ce bébé différemment. Mais surtout, on aura une sacrée surprise à la naissance – et ça, je suis heureuse de le vivre au moins une fois.

Et vous voulez que je vous dise ? Tout comme pour ma première grossesse, j’ai un pressentiment… Mais cette fois-ci, je n’ose pas m’y fier… trop peur de me tromper, d’autant que ce serait le “choix du roi”.

 

5,3 cm d’énergie

 

C’est ce qu’on a découvert il y a quelques jours dans mon ventre. Plusieurs centimètres de gesticulations, d’étirage de bras, de ruades de jambes. Un bébé qui pousse déjà les murs, qui bouge dans tous les sens. Un bébé à la nuque parfaite. Un utérus qui prend déjà une place impressionnante et que nous ne soupçonnions absolument pas.

J’ai déjà bien du mal à réaliser que je suis enceinte, mais je me demande si je ne fais pas carrément un déni physique de mon état. Quand j’avais annoncé ma grossesse au travail il y a 3 ans, elle commençait à se voir. Là, j’y vais la semaine prochaine, exactement au même stade que la première fois, et on ne voit absolument rien. A tel point que je ne pense pas l’annoncer. Trop l’impression d’être une usurpatrice.

En un sens, j’en souffre, parce que j’ai l’impression de faire un blocage. Et que ce blocage empêche mon corps de s’épanouir. Et en même temps, je souhaite plus que tout profiter de cette grossesse – car elle sera la dernière, et qu’une grossesse est un moment tellement précieux.

Alors j’essaie de lâcher prise – et je me repasse en boucle la vidéo de ce petit être qui grandit en moi.

Mariage, ça bouge !

 

Les faire-parts viennent tout juste de partir.

Nos témoins se chargent des enterrements de vie de célibataire.

La préparation religieuse avance.

La moitié de la déco est déjà achetée.

La robe a bien avancé, même si on attend maintenant le dernier moment pour la réaliser entièrement (augmentation des mensurations oblige !).

Le marié a commencé à essayer des costards.

On va faire une séance “engagement” avec la photographe dans une quinzaine de jours.

 

Bref, ça avance !